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Électricité Norme : les Normes à Respecter en 2026

👤 Didier
📅 14 juin 2026
⏱️ 10 min de lecture

Vous prévoyez des travaux de construction ou de rénovation ? Vous vous demandez quelles sont les règles à suivre pour votre installation électrique ? Comment être certain que tout est conforme et sans danger pour votre logement ?

Ce guide vous explique simplement la norme NF C 15-100. Vous y trouverez toutes les règles, pièce par pièce, pour que votre électricité soit aux normes. Ce guide vous donne les règles claires pour une installation électrique conforme et sécurisée en 2026, sans jargon technique.

⚠️ INFO IMPORTANTE : Évolution de la norme en 2024/2025

Une nouvelle version de la norme électrique NF C 15-100 a été publiée en août 2024. Pour laisser le temps aux professionnels de s’adapter, une période de transition est en place.

  • Jusqu’en août 2025, l’ancienne version de la norme reste valable.
  • À partir de septembre 2025, la nouvelle version devient la seule référence pour les permis de construire déposés après cette date.

Cet article se base sur les exigences qui seront en vigueur en 2026.

L’essentiel de la norme NF C 15-100 en un tableau

Pour savoir rapidement ce qu’il vous faut, voici un tableau qui résume les exigences de la norme électrique pour chaque pièce principale de votre logement. C’est le point de départ pour garantir la sécurité et la conformité de votre installation.

Pièce du logement Points d’éclairage Prises de courant Prises Communication (RJ45) Circuits spécialisés obligatoires
Séjour / Salon Au moins 1 point lumineux au plafond (ou 2 appliques).
  • Surface < 28 m² : 5 prises minimum.
  • Surface > 28 m² : 7 prises minimum.
  • +1 prise près du point lumineux principal.
2 prises RJ45 côte à côte. Aucun circuit spécifique imposé.
Cuisine 1 point lumineux au plafond.
  • Surface < 4 m² : 3 prises minimum.
  • Surface > 4 m² : 6 prises minimum, dont 4 au-dessus du plan de travail.
1 prise RJ45.
  • Plaque de cuisson (circuit 32A).
  • Four (circuit 20A).
  • Lave-vaisselle (circuit 20A).
Chambre 1 point lumineux au plafond. 3 prises de courant minimum. 1 prise RJ45. Aucun circuit spécifique imposé.
Salle de bains 1 point lumineux au plafond ou en applique (hors volume 0, 1, 2). 1 prise de courant minimum (hors volume 0, 1, 2). Non obligatoire. Circuit dédié pour sèche-serviettes si puissance > 2kW.
Couloir / Dégagement (> 4m²) 1 point lumineux. 1 prise de courant. Non obligatoire. Aucun circuit spécifique imposé.
Extérieur 1 point lumineux par entrée (principale ou de service). Non obligatoire, mais recommandé. Non obligatoire. Aucun circuit spécifique imposé.

Comprendre les 5 zones clés de votre installation

Au-delà du nombre de prises, la norme électrique impose des règles précises sur la structure de votre installation. Voici les 5 éléments fondamentaux que vous devez connaître pour que tout soit en ordre, de l’arrivée du courant jusqu’aux interrupteurs.

1. La prise de terre : le garant de votre sécurité

La mise à la terre est l’élément de sécurité numéro un. Son rôle est simple : en cas de défaut sur un appareil, elle évacue la fuite de courant directement vers la terre. Cela empêche les parties métalliques de l’appareil de devenir conductrices et de provoquer une électrocution.

La norme impose que toutes les prises de courant et tous les points lumineux de l’installation soient raccordés à la terre. La résistance de cette prise de terre doit être inférieure à 100 Ohms pour être efficace. C’est un point non négociable vérifié par le Consuel.

2. L’ETEL et la GTL : le cœur de l’installation

L’ensemble de votre équipement électrique doit être regroupé dans un espace technique précis. Cet espace s’appelle l’ETEL (Espace Technique Électrique du Logement). Il doit mesurer au minimum 60 cm de large et 25 cm de profondeur, du sol au plafond.

À l’intérieur de l’ETEL se trouve la Gaine Technique Logement (GTL). C’est une goulotte en plastique qui regroupe toutes les arrivées et départs de courant et de communication. Elle contient trois éléments principaux :

  • Le panneau de contrôle, où se trouve le disjoncteur d’abonné et le compteur.
  • Le tableau électrique, qui distribue l’énergie dans les différents circuits.
  • Le coffret de communication, pour le téléphone, internet et la télévision (prises RJ45).

3. Le tableau électrique : le centre de contrôle

Le tableau électrique est le cerveau de votre installation. La norme impose des règles strictes pour son installation afin de garantir son accessibilité et sa sécurité. Il doit être placé à une hauteur précise : la manette du disjoncteur le plus haut doit être à 1,80 m maximum du sol, et celle du plus bas à 0,90 m minimum (ou 0,50 m si le tableau a une porte).

Pour anticiper les futurs besoins, la norme exige également de laisser 20% de modules libres sur le tableau électrique dans un logement neuf. Enfin, chaque circuit doit être clairement identifié par une étiquette (ex: « Lumières Chambre », « Prises Cuisine »). Ce repérage est obligatoire et facilite grandement les interventions.

4. La protection des personnes : les différentiels

Les dispositifs différentiels sont là pour protéger les personnes contre les chocs électriques. Ils mesurent en permanence la différence entre le courant qui entre et celui qui sort. S’ils détectent une fuite de courant (même faible, de 30 milliampères), ils coupent l’alimentation instantanément.

La norme impose d’avoir au moins deux interrupteurs différentiels 30mA pour répartir les circuits. Cela évite une coupure générale en cas de problème sur un seul appareil. Il en existe plusieurs types :

  • Type AC : Pour les circuits standards comme l’éclairage et la plupart des prises de courant.
  • Type A : Obligatoire pour protéger les circuits des appareils qui produisent des courants continus, comme la plaque de cuisson, le lave-linge ou la borne de recharge pour véhicules électriques.
  • Type F (ou Hpi) : Recommandé pour les appareils sensibles comme les congélateurs ou le matériel informatique, car il évite les déclenchements intempestifs.

5. La protection des circuits : les disjoncteurs

Si le différentiel protège les personnes, le disjoncteur protège le matériel et l’installation. Son rôle est de couper le courant en cas de surcharge (trop d’appareils branchés sur un même circuit) ou de court-circuit. Chaque circuit de la maison doit être protégé par son propre disjoncteur.

Le calibre du disjoncteur (en Ampères) et la section du fil électrique (en mm²) dépendent du type de circuit qu’il protège. Utiliser un mauvais calibre ou une mauvaise section de fil peut provoquer un incendie. Voici les associations à respecter :

Usage du circuit Section de fil (mm²) Calibre du disjoncteur (A) Nombre de points maximum
Circuit d’éclairage 1,5 mm² 16 A 8 points lumineux
Circuit prises de courant 2,5 mm² 20 A 12 prises
Circuit prises de courant (fil 1,5 mm²) 1,5 mm² 16 A 8 prises
Circuit volets roulants 1,5 mm² 16 A Selon la puissance totale
Circuit chauffage électrique 2,5 mm² 20 A 4500 W maximum
Circuit Four / Lave-linge / Lave-vaisselle 2,5 mm² 20 A 1 appareil par circuit
Circuit Plaque de cuisson 6 mm² 32 A 1 appareil par circuit

Zoom sur les circuits spécialisés et les pièces d’eau

Certains équipements et certaines pièces demandent une attention particulière. La norme NF C 15-100 impose des règles spécifiques pour les appareils gourmands en énergie et pour les zones où l’eau et l’électricité se côtoient, comme la salle de bains.

Les circuits spécialisés obligatoires

Certains gros appareils électroménagers doivent obligatoirement avoir leur propre circuit électrique, protégé par un disjoncteur dédié. Cela évite les surcharges et garantit leur bon fonctionnement. Voici les principaux circuits spécialisés à prévoir :

  • La plaque de cuisson : Un circuit dédié avec un disjoncteur de 32A et des fils de 6 mm².
  • Le lave-linge : Un circuit dédié avec un disjoncteur de 20A et des fils de 2,5 mm².
  • Le four : Un circuit dédié avec un disjoncteur de 20A et des fils de 2,5 mm².
  • Le lave-vaisselle : Un circuit dédié avec un disjoncteur de 20A et des fils de 2,5 mm².
  • Les bornes de recharge pour véhicules électriques : Elles nécessitent également un circuit spécialisé et protégé par un différentiel adapté.

La salle de bains : les volumes de sécurité

La salle de bains est la pièce la plus dangereuse à cause de la présence d’eau. Pour limiter les risques, la norme la divise en plusieurs « volumes » où les règles sont de plus en plus strictes à mesure qu’on se rapproche de la baignoire ou de la douche.

Les 4 volumes de la salle de bains :

  • Volume 0 : C’est l’intérieur de la baignoire ou du receveur de douche. Aucun appareil électrique n’est autorisé, sauf des luminaires très basse tension (12V) avec un indice de protection IPX7.
  • Volume 1 : C’est la zone verticale au-dessus de la baignoire ou de la douche, jusqu’à 2,25 m de hauteur. Seuls les chauffe-eau et les interrupteurs très basse tension sont permis (IPX5).
  • Volume 2 : C’est une zone de 60 cm autour du volume 1, jusqu’à 2,25 m de hauteur. On peut y installer des luminaires, des radiateurs ou des sèche-serviettes de classe II (double isolation) et protégés (IPX4).
  • Hors volume : C’est tout le reste de la pièce. C’est ici que l’on peut installer les prises de courant, les interrupteurs classiques et les appareils comme le lave-linge.

Une liaison équipotentielle est également obligatoire. Elle consiste à relier toutes les masses métalliques (tuyaux, huisseries) à la terre pour éviter toute différence de tension.

FAQ – Norme Électrique NF C 15-100

La norme NF C 15-100 est-elle obligatoire pour une petite rénovation ?

Non, pas toujours. Pour un petit chantier, comme l’ajout d’une prise ou le remplacement d’un interrupteur, vous n’êtes pas obligé de refaire toute l’installation électrique. En revanche, pour une rénovation complète ou une extension du logement, la norme devient obligatoire.

Quelle est la hauteur standard pour une prise de courant ?

La norme impose une hauteur minimale de 5 cm au-dessus du sol fini pour les prises de courant classiques (16A). Pour les prises dédiées à des équipements spécifiques, comme sur un plan de travail de cuisine, il n’y a pas de hauteur imposée, mais l’usage est de les placer entre 15 et 20 cm au-dessus.

Puis-je encore utiliser des fusibles ?

Non. Depuis 2015, les disjoncteurs sont obligatoires pour toutes les installations neuves ou les rénovations lourdes. Les fusibles sont interdits car ils offrent un niveau de sécurité inférieur. Si votre tableau est encore équipé de fusibles, il n’est plus aux normes.

Qu’est-ce que le Consuel et quand est-il nécessaire ?

Le Consuel est l’organisme qui vérifie la conformité des installations électriques. Une attestation de conformité Consuel est obligatoire dans trois cas :

  • Pour une construction neuve.
  • Pour une rénovation complète de l’installation électrique.
  • Pour l’ajout d’un nouveau circuit qui demande une augmentation de la puissance auprès de votre fournisseur d’énergie (par exemple, pour une pompe à chaleur ou une borne de recharge).

Combien de circuits électriques faut-il au minimum ?

Il n’y a pas de nombre total de circuits imposé, car cela dépend de la taille du logement et des équipements. Cependant, la norme impose une répartition des circuits d’éclairage et de prises sous au moins deux interrupteurs différentiels. Cela garantit qu’en cas de panne, une partie du logement reste alimentée.

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